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| Vivre avec un Grand Munsterlander (partie 2) |
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| Écrit par SchwartzWeiss |
| Jeudi, 13 Août 2009 19:52 |
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Le grand munsterlander n'est certainement pas le chien de tout le monde. Rustique, courageux, sportif, affectueux, voire possessif, il aime vivre en famille et supporte mal de s'ennuyer. Un chien intelligent et très "famille" C'est sans doute là leur plus grand charme, les grands noirs et blancs sont très attentifs à leur famille. Ils s'attachent énormément aux membres de leur meute et sont très observateurs. Toujours à l'écoute de leur maître, ils cherchent le plus souvent à deviner ce qu'il souhaite pour lui faire plaisir. Cela peut évidemment devenir plus délicat, lorsque le chien se met en tête de veiller jalousement sur l'un des membres de sa famille, un jeune enfant par exemple. Même lorsqu'ils ont un caractère indépendant, ce ne sont pas des solitaires et ils recherchent volontiers la compagnie. Très agréables en famille, ils aiment être à proximité des leurs, sans forcément se montrer envahissants. Comme tous les chiens, plus ils sont habitués tôt à fréquenter des humains, petits et grands et d'autres chiens, plus la cohabitation est facile. Avec d'autres animaux, tels que chats, lapins et furets, il ne faut guère espérer de cohabitation pacifique si le chien n'y a pas été habitué dès son plus jeune âge, car les grands munsterlanders, très utilisés dans la tradition allemande à la chasse aux petits mammifères "nuisibles" et au lièvre, ont une fâcheuse tendance à considérer ces derniers comme des quatre-heures à fourrure. Bien socialisé, un grand munsterlander peut se montrer extrêmement délicat par rapport à sa taille vis à vis de personnes qu'il sait plus fragiles, comme les bambins, les personnes âgées ou handicapées. Leur intelligence et leur sens de l'observation aiguisé les conduisent à adapter leur comportement à la personne qu'ils rencontrent, ce qui en fait, en Grande Bretagne par exemple, d'excellents éléments dans les programmes des chiens visiteurs d'hôpitaux. Assez têtus, voire obstinés, ils sont travailleurs et courageux à condition d'être menés avec une combinaison de douceur et de fermeté. Malgré les apparences, le grand munsterlander est un chien extrèmement sensible qu'il est très facile de briser avec un mauvais dressage. Intelligent et attentif, il supporte mal les cris et la brutalité qui risquent de produire l'effet rigoureusement inverse à celui souhaité. Dotés d'une excellente mémoire, ils pardonnent mal les injustices dont ils se sentent victimes et leur éducation exige beaucoup de patience. La politique à privilégier avec ce chien est celle de "la main de fer dans un gant de velours" et une très grande cohérence dans l'éducation, faute de quoi il peut vite se sentir déstabilisé. Ce sont également des chiens qui connaissent une croissance particulièrement lente tant physiquement que psychologiquement. Le pelage, par exemple, met entre 2 et 3 ans pour prendre sa longueur définitive, quant à la robe, sa couleur peut changer avec les saisons, surtout chez les sujets clairs.Psychologiquement, il ne faut guère espérer avoir un chien calme et "adulte" avant 3 ans : l'adolescence peut durer longtemps et les grands munsterlanders peuvent rester très jeunes d'esprit pendant des années. |
| Mis à jour le Mercredi, 14 Octobre 2009 19:02 |

Au fil de nos pages...
| Le Grand Munsterlander, une race récente ? |
Si effectivement le standard de race n'a été fixé qu'en 1919, le grand épagneul de Münster, qui doit son nom à la ville allemande de Münster, n'en est pas pour autant une race nouvelle. Le Grand Münsterländer est en effet le descendant des vieilles races continentales de chiens de chasse, regroupées sous le terme de "chien d'oysel" ou "chien d'espaigne," dont on retrouve des illustrations jusque dans des ouvrages du Moyen-Âge. Jusqu'à la fin du XIX° siècle, on reconnaissait de nombreuses variantes du chien d'arrêt allemand à poil long (Deutsches Langhaar Vorstehhund), tant en matière de taille et de corpulence, qu'en matière de couleur. C'est en 1879 à Hannovre que sont pour la première fois décrites les caractéristiques des chiens d'arrêt allemands à poil court et long.1 Pour les Langhaar, sont alors reconnues deux variétés, l'une de robe marron unicolore ou panachée de blanc et l'autre panachée noire et blanche. Malheureusement, la naissance de l'Allemagne moderne et sa quête d'une identité devaient encourager une forme de nationalisme jusque dans le standard de chiens de chasse et les chiens d'arrêt allemands noirs et blancs, dont la robe rappelait celle du Setter Blue Belton, furent finalement exclus du standard officiel du Deutsches Langhaar Vorstehhund à partir de 1908. Ils étaient dès lors voués à disparaître. |
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