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Mon témoignage est celui d'un néophyte en matière de chasse mais d' un amateur concernant le Grand Münsterländer. Il est évident que mes chiens ne sont pas des modèles représentatifs des exigences de cette race en matière de travail. Nous avons toujours tenté de parvenir, avec nos moyens, à un équilibre acceptable. Nous sommes les heureux propriétaires de 2 grands münsterländers. Comment en sommes-nous arrivés là?  Léo (Collin zum Quellberg) En 2000, après moult recherches et approches sur les différentes races de chien qui pourraient nous convenir en tant que chien de compagnie, nous avons été intrigués par une annonce de vente de chiots "münsterländer". Nous nous sommes alors documentés et avons découvert les grands et les petits münsterländers, races que nous ne connaissions absolument pas. Conquis par son élégance et son tempérament, nous avons rapidement porté notre choix sur le grand münsterländer. Le parcours d'obstacle commençait. Ayant contacté le club de race français, nous sommes vite rendus compte, vu le faible effectif de la race en France, de l'impossibilité de se procurer un chien auprès d'un éleveur français.Nous nous sommes alors logiquement tournés vers l'Allemagne où, en plus d'effectifs très modestes pour cette race, nous attendait un second obstacle : la politique du club allemand est de ne céder des chiens de chasse qu'à des chasseurs, ce que nous n'étions pas. Une chance extraordinaire nous a permis de trouver, dans le Münsterland, un éleveur prêt à nous céder un chiot mâle de 3 mois, qui n'avait pas encore trouvé preneur. Nous avons alors été vraiment projetés au cœur d'un monde nouveau pour nous. Les débuts Léo a mené une existence paisible, faite de grandes promenades et de baignades, jusqu'à 1 an, date de sa confirmation. Chiot malicieux, espiègle et obstiné, il nous a rapidement fait comprendre à quoi devait s'attendre un propriétaire de grand münsterlander.
Nous avions bien sûr rejoint le CFEML et, encouragés par certains de ses membres, nous avons commencé à présenter Léo en exposition. La tache nous en a été d'autant facilitée que c'est un chien très cabotin qui adore se faire admirer et n'a donc jamais eu de difficultés à se présenter sur le ring. Puis, nous nous sommes aperçus qu'il tendait à autre chose. Le travail: Le premier pas fût franchit lorsque nous avons présenté Leo au TAN; la préparation en plaine s'est effectuée sur cailles; il possédait déjà la passion sur le petit gibier et un arrêt ferme; l'eau n'a jamais été un problème pour lui. Le TAN obtenu nous avons persévéré en le confiant au dressage à un professionnel; malheureusement, de caractère quelque peu fantasque, Leo n'a jamais obtenu de titres en travail.Nous avons passé le permis de chasse en fait pour l'épanouissement physique et mental de motre chien.Il a poursuivi quelques saisons de chasse avec passion avec une attirance particulière pour le travail à l'eau sur canards;il effectuait un travail de recherche et de lever de canards époustouflant; je me rappelle un épisode particulier où Leo a littéralement arrêté dans l'eau une cane qui s'était réfugiée dans un entrelacs de racines. Leo est un chien qui malheureusement a la dent dure, ce qui n'est pas idéal. Nous refusant à amener notre chien sur la chasse au gros gibier, il a décidé de s'y intéresser seul (il a disparu en forêt un 26 décembre sur une piste pendant 24heures). Son dresseur l'avait surnommé « Leo le braco.. ». Manifestant un intérêt de moins en moins compatible avec les exigences cynégétiques, Leo a été mis à la retraite(situation qui lui convient parfaitement d'ailleurs).
Les problèmes: Nous avons décidé, vu les titres en expositions obtenus, de tenter de faire une portée; un dépistage de la dysplasie s'est avérée nécessaire; notre vétérinaire de l'époque à la lecture des radios n'a rien décelé; le lecteur officiel du club a décelé une dysplasie D. Enorme déception, d'autant que le dépistage, à notre charge, avait été réalisé tardivement et que nous avions fait l'acquisition d'une femelle en 2004, en Bavière. CILLA VOM EYBHOLZ Aidés par nos expériences précédentes, nous avons décidé d'aborder différemment l'éducation de la chienne. Les débuts: Première difficulté: le caractère de la chienne; extrêmement dominant, à 6 mois elle avait dompté notre mâle de 4ans. Seconde difficulté, qui est apparu lorsqu'elle a été en mesure d'être confrontée à des situations de chasse: son caractère fusionnel avec moi; mise au dressage, elle ne voulait pas quêter,donc difficilement présentable en épreuves de travail; présentée au TAN par mon amie, elle a couvert le terrain pour venir me chercher afin que je participe à l'épreuve. Cela augurait de saisons de chasse problématiques. Or, à notre grande surprise, la chienne s'est adoucie et à fait montre,à force d'encouragements et de fermeté, de toutes les qualités que nous pouvions attendre d'elle. Le travail: Mon type de chasse est pratique, sans aucune prétention au strict respect de la doctrine d'utilisation du GM. J'attends de ma chienne une quête ample et soutenue (bien qu'elle préfère rester sous le fusil), une prise d'émanations caractéristique de la race , nez au vent , un arrêt ferme , un sage à l'envol et un rapport assuré en toutes circonstances. Son éleveur (comme beaucoup) l'a mise très tôt en relation avec le poil (peaux de lapin et de renard); ce qui nous a valu au départ bien des désagréments dans sa phase de débourrage. Comme Leo, je me refuse à entrainer ma chienne sur le gros; j'estime,à titre personnel, que le GM n'est pas indiqué pour ce travail. Le débourrage avançant, nous nous sommes aperçus que la chienne avait la dent douce, ce qui était une bonne surprise. De même, spontanément, elle a cessé de suivre le poil; elle le lève et attend la décision du maître. La fermeté de l'arrêt est spontanée, tête tournée dans la direction où se trouve le gibier; le coulé, que nous avons négligé dans son éducation, n'est pas systématique. Le rapport et la recherche au gibier blessé sont bien assurés. C'est une chienne intelligente animée d'une grande passion,d'initiative et d'un courage remarquable sur tout type de terrain et je dois avouer qu'au gré des saisons de chasse j'apprends beaucoup avec elle. Son flair remarquable a tôt fait de m'indiquer la marche à suivre. Je me souvient d'une journée où elle a repéré en visuel un faisan dans une friche; ce dernier ayant pris son envol et ne disposant pas là où j'étais placé d'une fenêtre de tir adéquate, la chienne l'a suivi dans des ronciers particulièrement épais. J'ai retrouvé la chienne à l'arrêt, le faisan sous des ronces, à 10 cm de sa truffe! Le fourbe gallinacé a piété et s'est envolé dans mon dos... j'ai lu dans les yeux de la chienne une intense déception, voire un reproche... L'eau, en toute saison est son élément et le canard est devenu un ennemi personnel. CONCLUSIONS -la politique du CFEML concernant le dépistage obligatoire de la dysplasie est parfaitement normale et adaptée pour des races à effectifs peu importants. -Ne pas hésiter à adhérer au CFEML; un bulletin est édité semestriellement et est une mine d'infos; -Ne pas hésiter à prendre contact avec les délégués régionaux du club et les membres du comité pour des conseils et des infos. -les grands munsterlanders sont des chiens dont il faut assurer la promotion ,selon les moyens dont on dispose: épreuves de travail(dressage conseillé et ce n'est pas toujours bon marché)car la vocation du grand munsterlander est la chasse et c'est dans ce cadre qu'il peut capter l'intérêt par rapport à d'autres races et expositions canines nationales et internationales; le grand munsterlander est un chien élégant, racé et méconnu(je pense,sauf erreur , que nous ne sommes guère au delà de 100 individus en France) En espérant avoir recueilli votre intérêt, n'hésitez pas à me livrer vos commentaires
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